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Le 24 octobre 1999

Le 24 octobre 1999... article du journal " Le Parisien " :

5ème tour de la Coupe de France

(Exc) LES ULIS 0-1 a.p. EVRY (Nat)

 

Feuille de match :

450 spectateurs environ.

Arbitre : M Varela

But : Rodriguez (112e).

Avertissements. Les Ulis : Grini (26e), Leclèzio (100e). Evry : Felix (45e), Rodriguez (90e).

Expulsions. Les Ulis : Zerrouki (32e), Grini (37e).

Compositions d'équipes. Les Ulis : Dridèche, Leclèzio, Sainrimat, Leroux, Zerrouki, Soyer, Blirando, Grini, Niang (Mariette, 114e), Grandadan (Niakaté, 68e), Aknouze (Garcia, 94e). Entr. : Dos Santos. Evry : Magniez, Bourdache, Rodriguez, Felix, Bilamba (Deketelaere, 56e), Dabe, Thodiard, Nii (Almeida, 56e), Duragrin, Dia, Hébreu (Hardiagon, 83e). Entr : Touret.

 

        C'est avec un " Merci Les Ulis ! Evry en district !" qu'au coup de sifflet final, le public bon enfant du Stade des Villeneuves chambre les joueurs Evryens. Grâce au but tardif de Rodriguez, les pensionnaires du National poursuivent leur route en Coupe de France. Mais, pendant 112 minutes, ils ont été incapables de bousculer des Ulissiens réduits à neuf dès la première mi-temps. Durant la première demi-heure, il ne se passe rien, ou presque. Seule une reprise à bout portant d'Hebreu permet à Dridèche, le gardien Ulissien, de réaliser son premier exploit (4e).

Les Ulis ont dû finir la rencontre à neuf

        A la demi-heure de jeu, le match semble basculer. Zerrouki perd ses nerfs, l'arbitre l'expulse (32e). Cinq minutes plus tard, Grini, déjà averti, tacle bourdache et est contraint de rejoindre Zerrouki au vestiaire. Les Ulis, déjà handicapés par sept divisions d'écart, vont devoir finir la rencontre à neuf. Mais Evry est incapable d'en profiter. Les mauvaises passes succèdent aux mauvais choix. Recroquevillés en défense, les Ulissiens attendent un danger qui ne vient même pas. Dridèche n'a que deux arrêts délicats à effectuer, face à Dia et Felix (90e).

        En arrachant la prolongation, Les Ulis tiennent leur exploit. Ils rêvent maintenant des tirs au but. Mais, à huit minutes du terme, Rodriguez récupère un centre de Deketelaere redressé par Almeida et crucifie Dridèche. Les vainqueurs sont Evryens, les héros sont Ulissiens.

 

Les réactions d'après match...

Franck Leroux, capitaine des Ulis : " Je suis très fier de mon équipe. Nous étions bien en place au début du match. Nous avons trouvé une nouvelle motivation après les deux expulsions. J'aurais été déçu si nous avions concédé un carton. Maintenant il va falloir faire preuve d'autant de solidarité en Championnat."

Fernand Dos Santos : " On ne passe pas loin d'un super coup. A onze, on tenait bien le match. L'expulsion justifiée de Zerrouki, puis celle sévère de Grini nous ont obligés à reculer. Les joueurs méritaient d'aller aux tirs au but. Le regret, c'est qu'on ne saura jamais ce que cela aurait donné à onze contre onze."

Bernard Touret : " Notre prestation a été indigne de notre niveau. On a joué à l'envers. Après ça, on ne peut que progresser."

 

 

Résumé de supporter...

" Le match de ma vie..."

        Plus que jamais, le sport unit les hommes et produit de la fraternité. Il fallait définitivement être présent ce dimanche 24 octobre 1999 au stade des Villeneuves pour admirer le C.O.U. Foot qui recevait l' A.S. Evry dans le cadre du 5ème tour de la Coupe de France. Les 600 personnes présentes ont bravé les averses du début d'après midi. Lorsqu'elles furent sagement installées dans les tribunes, le ciel est devenu plus clément. Malgré le vent, il s'agissait bien d'un signe du ciel...

        Le début du match fut surprenant ; les Ulissiens étaient détendus, sereins, biens positionnés et surtout très rigoureux et combatifs dans tous les duels. Quant à Evry, qui rappelons le évolue en National, soit l'équivalent de la 3ème Division nationale, elle semblait être perturbée par la motivation de l'équipe locale. Durant les trente premières minutes, le C.O.U. nous a tous fait rêver. Beaucoup de personnes commençaient à spéculer sur une éventuelle séance de tirs au but. Malheureusement, un arbitrage douteux a changé les données de la rencontre. A la 36e minute, Zoubir Grini est invité par l'homme en noir à aller rejoindre les vestiaires après avoir été avertit dix minutes plus tôt. Il faut également préciser que Mustapha Zerrouki a été exclu à la 33e minute.

        Le ciel restait clément donc on y croyait encore... le kop des Ulis s'est enfin mis au travail pour soutenir nos valeureux guerriers Ulissiens. En dépit du désolant mais classique " arbitre...enculé...", les supporters ont très vite compris qu'il fallait palier à l'infériorité numérique en encourageant au maximum les bleus et blancs. Cette démarche fut très positive puisqu'elle décupla la motivation des Ulissiens. On avait l'impression que les bleus n'étaient pas neuf sur le terrain mais plutôt vingt ! nos gars étaient combatifs et solidaires. Un coaching bien inpiré de Fernand Dos Santos, un public chaud bouillant, un scénario de folie, tous les ingrédients étaient réunis pour espérer un exploit.

        En deuxième période, l'arbitrage s'équilibre après avoir été largement en faveur de la formation évoluant en National !! nos gars continuent a se déchiré. Evry domine certes, mais en face d'eux il ont 9 gaillards qui ne lâche rien. Ah ces petits Ulissiens, ils nous font vraiment rêver. Dridèche est imparable dans ses buts et tous les bleus décident de bâtir une véritable muraille de Chine. Loin d'être fragile comme un porcelaine chinoise, cette Melting Potes Muraille s'avéra infranchissable car bâtie sur des fondements de solidarité avec des briques de combativité. Le coach d'Evry semble dépité. Il devait se dire sans arrêt :" Putain sept division d'écart ". Quant à moi je me disais que physiquement, dans les prolongation, ça serait très difficile. Mais je gardais le sourire car mon pronostic était en bonne voie...(victoire des Ulis aux tirs au but). On frémissait tout de même sur les corners car les gars d'en face n'avaient pas envi de se faire souffler dans les bronches par Touret.

        A la reprise de la seconde période des prolongations, Hervé D. me transmettait son angoisse mais le soleil brillait toujours et on  y croyait tous plus que jamais. A dix minutes de la fin, j'observais un gros nuage qui arrivait sur nous afin de nous faire partager ses larmes...il n'a pas plus, mais Evry a marqué. Le match est fini, ils ont gagné. C'est la vie, c'est le sport...mais pour nous, c'était une victoire !

        Nous avons tous accueillis nos soldats à la sortie du champs de bataille. Dans mon coin j'observais le maillot déchiré de Franck Leroux (valeureux capitaine). Ensuite j'ai eu une pensée pour Patrick Jalenques, celui qui devait participer à cette fête, mais des doutes concernant une éventuelle suspension ont conduit le staff à ne pas prendre de risques sur une probable réserve. Bravo Pat pour ta dignité et ta gestion de la déception.

        Ca y est c'est fini, on a tous du mal à quitter le stade, comme si il fallait quitter progressivement un bon rêve. On congratule encore les joueurs, on refait le match, on le refait dix fois mais au bout du compte le C.O.U est éliminé, mais il a gagné de nombreux supporters et touché notre coeur d'Ulissien.

Moustapha FALL.